Marty Mc Fly ne reviendra plus, il fallait le célébrer

by Julien Brasseur on in RP, Social media

Chaque année, à partir de la mi-décembre, des millions de foyers décorent leur façade avec moult guirlandes et moult loupiotes. Est-ce que c’est beau ? Parfois. Est-ce que cela fait plaisir à ceux qui le font et à ceux qui les regardent ? Sans aucun doute. Est-ce que ça a à voir avec la religion ? Pas vraiment. Un petit mot bienveillant adressé aux « Pharisiens » du Web social.

 

Nous rappelons à notre aimable clientèle qu’il est interdit de rouler à 88mph sur le parking de votre hypermarché Carrefour… ;-) #BackToTheFuture #88mph

Posted by Carrefour Hypermarchés Belgique on Tuesday, October 20, 2015


Selon moi, le fait que des milliers de marques aient célébré le « retour » de Marty Mc Fly sur leurs canaux sociaux participe des mêmes références culturelles, des mêmes rites sociaux. Sauf que, contrairement à Noël, Halloween, la St-Valentin et autres top topical sur lesquels les CM du monde entier planchent chaque année avec plus ou moins de bonheur, le 21 octobre 2015 est derrière nous et Marty Mc Fly ne reviendra plus jamais. Il fallait donc le célébrer, même trop, même mal.

Pourquoi ? Parce qu’une référence culturelle n’est jamais qu’une opportunité de montrer ses valeurs, de partager de la connivence et au final du lien social avec sa communauté. Et n’est-ce pas cela après tout le but de toute page Facebook ou compte Twitter ? Chez Voice, c’est notre conviction.
Alors oui, on pourra dire que c’était trop, que ce n’était pas toujours stratégique, que ce n’était pas toujours cohérent par rapport à la communauté visée. Peut-être. Quoique. Qui sommes-nous pour juger si tel ou tel newsjacking est pertinent ou pas ? C’est à la communauté première (les clients, les employés…) d’en juger.


Je lis l’argument que les Community Managers se sont fait plaisir entre eux… Oui. Encore heureux ! De la même manière que des footballeurs, des comédiens ou des auteurs doivent avant tout se faire plaisir avant de faire plaisir à leurs publics. Mais est-ce que jouer avec les codes de la plus grande saga de ces dernières années était exclusif et n’a contenté que quelques geeks derrière leurs PC ? Je ne le pense pas. Au contraire.


Descendons de notre piedestal et admettons que nous restons des êtres sociaux qui, pour nous sentir en communauté, avons besoin de partager des références connues et communes. Et qu’il ne fallait pas passer à côté d’une opportunité comme celle-là. Comme le disait John Lennon, les Beatles sont plus connus que le Christ. Hier, Marty Mc Fly était plus connu que les Beatles.